Art multimédia, Danse, Improvisation, Interactive installation, Musique, process

ANIMO#1, process : résidences danse, tournage, création musicale


Nous venons d’enchainer plusieurs résidences de créations pour ANIMO#1. Spatialisation à 360° de la musique avec Lucio Stiz et Sylvain Delbart à la BM Lyon Par Dieu; enregistrements des improvisations vocales et à la Clarinette d’Isabelle Duthoit au GRAME Centre de recherche Musicale; tournage avec le danseur Gilles Polet et le chef op Sylvain Brilland au Fresnoy, studio national des arts contemporains; répétitions avec Christian Bakalov à la Fabrica 126 en Bulgarie. Dans cet article, quelques « instantanés volés »

Ci après un instant volé ( iphone) de la résidence au GRAME à Lyon.  Improvisations voix et clarinette de Isabelle Duthoit.

 

 

ANIMATION, Concours / Appel à projet, Film, Technologie

« Past Present Continuous »appel à projet 4D 2013


Video ci dessus : réponse de l’Institut National du Multimédia (Paris) à l’appel à projet de 4DV

Lors des rencontres entre les partenaires du projet ANIMO/CREAMOVE, pour l’écriture des dossiers, recherche de financements, réalisation de la maquette etc, des créations spontanées ont aussi vu le jour. Elles ne bénéficient pas des avancés de la recherche CréaMove. Elles utilisent les technologies en présence en l’état. C’est dans ce contexte que  TOSS UP  film d’animation d’une minute a été créé en 2012 puis diffusé au Danemark et en Norvège.

En 2013, toujours dans ce contexte, la maquette de l’installation Past Present Continuous a vu le jour sous la forme d’un petit  « hologramme de poche » 2012.

PAST PRESENT CONTINUOUS concept d’installation (maquette en pepper ghost)

Le concept de l’ installation à échelle humaine consiste en ceci : Le visiteur entre dans l’installation, son image le suit avec un délai de 8 secondes puis le rattrape et se synchroniser avec lui. Au bout de quelques temps, son image anticipe ses futurs mouvements.

Ainsi, le visiteur de l’installation traverse l’idée que le passé ne peut être exactement les faits que l’on se représente, se remémore, lit ou se raconte. Il y a toujours une marge d’erreur en partie lié à l’interprétation que l’homme en fait à un moment donné. Ne rejoint-il pas en ce point la fiction du futur ?

Appel à projet 4DV

Attenant aux séquences 4D dansées de cette maquette, un concours international de composition 2D, 3D, 4D est lancé par 4D Views Solutions. Vous trouverez les modalités de participation à l’adresse :  http://www.4dviews.com/ppc.html

 

 

 

Art multimédia

2007 – 2011 : About Dance and New Media Art, on the way to Berlin…


Pas de commentaire

Open art work

What adventure to propose in this century? What new and intuitive viewpoint to adopt in order to find the strength to continue to rummage in the stranger, with all consciousness of the systems which dominate our society, above all running well or bad thinking of moment, above all financial interest?

How to propose a process of creation off the usual way, wich would be able to draw from the world an alive and sensitive form which may create a new shock so emotional as intellectual? Why have I the feeling that these basic questions of the aesthetic domain are more than ever topical?

But more precisely, about the choreography wich is my artistic medium: do we have to make a clean sweep of the writing of the movement ? Do we have to consider the « non-dance » as the only essential extremity in « contemporary dance » because only able to question the frame of « production »?

For my part, when the contemporary dance manages to trace the way of the American artist of the 60s that is to claim with relevance a choreographic work without movement, it seems to me to be symptomatic of a cynical but logic reversal of a generalization of movements which turn to « spectacular » that means on themselves, meaningless.

So as Artist choreographer – multimedia artis, what fascinates me most today is to find live points of anchorings for the Dance, convinced that dance has to dive into unusual spaces and temporality even strangers of it, to remain contempory « cum tempore » with its time.

My wish is that these anchorpoints will allow this Art to continue to put a critical glance on itself, but also, more opened, than it draws from the consciousness of the world not the fear or the cynicism, but the energy of its forms.

GB 2008

Oeuvre ouverte

Quelle aventure proposer à ce siècle ? Quel nouvel angle intuitif et perceptif adopter pour en toute conscience des systèmes qui dominent notre société, trouver la force de persévérer à fouiller l’inconnu, avant tout courant bien ou mal-pensant du moment, avant tout intérêt financier ?

Comment proposer un processus de création hors des sentiers battus, apte à puiser dans le monde une forme vivante du sensible, qui soit susceptible de créer un nouveau choc aussi bien émotionnel qu’intellectuel ? Pourquoi ai-je la sensation que ces questions basiques du domaine de l’esthétique sont plus que jamais d’actualité ?

Mais plus précisément, dans mon médium, la chorégraphie : doit-on faire table rase de l’écriture du mouvement et considérer la « non-danse » comme seule extrémité essentielle à la Danse dite « contemporaine », parce que seule capable à ce jour de mettre en question le cadre de «production» ?

Pour ma part, lorsque la chorégraphie en arrive à calquer la démarche des plasticiens américains des années 60 c’est-à-dire à revendiquer avec pertinence une oeuvre chorégraphique sans mouvement, cela me semble être le revirement cynique mais logique d’ une généralisation de mouvements qui tournent au « spectaculaire » soit, sur eux même, vide de sens.

En tant qu’Artiste chorégraphe – artiste multimedia, je tente donc aujourd’hui de trouver de nouveaux points d’ancrages pour la Danse non plus « contemporaine » mais immergée dans le monde contemporain. Mon espoir est que ces points d’ancrage vivants permettront à cet Art de continuer à poser un regard critique sur lui-même certes, mais aussi, bien plus ouvert, qu’il puise dans la conscience de ce monde non pas la peur ou le cynisme, mais l’énergie de ses formes.

GB/2008